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Barbara et notre hôtel de charme à Paris
24 Juil

Barbara et notre hôtel de charme à Paris

Notre hôtel de charme à Paris, le Grand Hôtel Dechampaigne a eu le plaisir d’accueillir à de nombreuses reprises Barbara de 1988 à 1995. Les actuelles chambres avec balcon n° 503 et 504 étaient à l’époque la suite qu’occupait Barbara lors de son séjour dans notre hôtel de charme à Paris.

Sa poésie engagée, ses mélodies, l’émotion de sa voix, sa gentillesse, sa générosité et sa discrétion font à jamais partie du Grand Hôtel DechampaigneSa chanson Ma plus belle histoire d’amour nous accompagne au quotidien et habille notre standard téléphonique.

hôtel de charme à Paris

Née le 9 juin 1930 à Paris, Monique Serf passe ses premières années dans le quartier des Batignolles avec ses parents, son frère ainé et sa grand-mère maternelle. Puis sa jeunesse sera marquée par les déménagements successifs qui redoubleront pendant l’occupation pour fuir les nazis Dès ses 10 ans, elle subit le comportement incestueux de son père jusqu’au départ du foyer de celui-ci lorsqu’elle a 19 ans. Elle n’en fait le récit que dans ses mémoires inachevées. On établit alors un lien en sa célèbre chanson l’Aigle Noir  et sa tragédie personnelle.

A 16 ans, assombrie par la mort de sa grand-mère, peu attirée par les études, elle ambitionne de devenir pianiste et chanteuse et s’inscrit à des cours de chant puis entre au Conservatoire de Paris. Préférant la chanson populaire au répertoire classique, elle arrête les cours. En 1948, elle est engagée au théâtre Mogador comme mannequin-choriste puis, en 1950, quitte Paris en 1950 pour Bruxelles, où elle commence à chanter dans des cabarets sous le nom de Barbara Brodi (en l’honneur de ses origines ukrainiennes). En 1952, elle rencontre Claude Sluys, jeune avocat, qui décide d’écrire des chansons et déniche un cabaret pour qu’elle puisse s’y produire sous le nom de Barbara. Le succès est au rendez-vous. Un an plus tard, Barbara épouse Claude Sluys dont elle se sépare en 1955. La même année, elle enregistre Mon pote le gitan et L’œillet blanc . De retour à Paris, elle chante dans de petits cabarets sous le nom de La Chanteuse de minuit  et attire un public fidèle d’étudiants du Quartier Latin.

Il faudra attendre 1958 pour qu’elle effectue son premier passage sur l’unique chaîne télévisée de l’époque. Remarquée par Pathé Marconi, elle enregistre son premier 45 tours.

Fin 1963, elle captive l’attention au théâtre des Capucines avec un répertoire nouveau comprenant Nantes, chanson écrite après la mort de son père en 1959. Georges Brassens lui propose alors la première partie de son prochain spectacle à Bobino. En  mars 1965, son premier album reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et un réel succès commercial. L’émotion de la première de son concert à Bobino lui inspire Ma plus belle histoire d’amour,  l’une de ses plus grandes chansons.  A l’Olympia, en 1969, Barbara annonce la fin de ses tours de chants. Sa carrière musicale demeure active dans les années 70, ses choix musicaux et ses textes évoluent en profondeur.

Sorti en 1981, son album Seule rencontre un immense succès. Durant l’un des concerts à l’Hippodrome de Pantin (l’actuel Zénith de Paris), sa voix se brise irrémédiablement. Elle ne cherche pas à le cacher et s’en sert pour renforcer  l’aspect dramatique de son interprétation. Barbara continue d’attirer un public jeune grâce à son renouveau incessant et reçoit, en 1982, le Grand Prix National de la Chanson pour sa contribution à la culture française.

En 1987, elle monte pour la première fois sur la scène du théâtre du Châtelet, à Paris, pour une série de récitals suivis d’une tournée en France et à l’étranger et faite chevalier de la Légion d’honneur en 1988.  Fin 1993, Barbara est à nouveau au théâtre du Châtelet mais des problèmes de santé la contraignent à annuler les dernières représentations.  En 1994, elle obtient sa première Victoire de la Musique comme interprète féminine de l’année. Après 16 ans loin des studios, elle enregistre en 1996 un nouvel album.

Malade, elle consacre son temps à la rédaction de ses mémoires et s’éteint le 24 novembre 1997 à l’hôpital américain de Neuilly. Elle est enterrée dans le caveau de la famille Brodsky dans le carré juif du cimetière de Bagneux auprès de sa grand-mère « qui seule savait sécher ses larmes et recueillir, du bout des doigts très fins, son désespoir d’enfant ».

Barbara résidente de notre hôtel de charme à Paris

Barbara résidente de notre hôtel de charme à Paris